Les contenants et matériaux
Servant de « maison pour la plante », le pot, la vasque, la jardinière, la coupe ou le bac jouent un rôle capital dans le comportement de la plante. Un pot doit être stable, bienproportionné, mais aussi esthétique, car sa forme,sa couleur, sa finition entrent pour une bonne part dans la fonction décorative de la plante.
Les pots sont indispensable
| Quels que soient sa forme ou son volume, le contenant sert avant tout de soutien et de protection pour les racines de la plante. |
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La paroi du pot, aussi fine soit-elle, évite aux racines d'entrer en contact direct avec l'extérieur, ce qui provoquerait leur dessèchement systématique. Les pots contiennent la terre qui retient l'eau et les éléments nutritifs. Tous les contenants doivent donc être considérés comme des « jardins miniatures » autonomes dans lesquels chaque plante se développe et prospère..Les avantages des différents matériaux constituant les pots seront développés dans les pages suivantes. Mais il est un point sur lequel il faut particulièrement insister, car il est trop souvent négligé, c'est la stabilité du contenant. Les plantes étant soumises aux caprices et aux fantaisies de la nature, leur symétrie est souvent imparfaite et leur développement franchement anarchique, surtout quand il est stimulé par des apports d'engrais. De plus, attirée par la lumière, la plante a tendance à s'orienter en direction des fenêtres ou des sources lumineuses. Résultat, elle prend une silhouette déséquilibrée. S'il s'agit d'une petite touffe herbacée ou en rosette, pas de problème. En revanche, dès que l'on a affaire à un arbuste ou à un buisson, les risques de chute sont importants. Vous devez donc vous assurer que le pot est non seulement stable (le diamètre de la base sera au moins égal au tiers de la hauteur), mais aussi suffisamment lourd pour contrecarrer le déséquilibre naturel du végétal. Vous pouvez légèrement tricher sur ce point, en incorporant une bonneproportion de sable dans le substrat : il s'agit du matériau le plus lourd dont vous puissiez disposer (environ trois fois plus qu'un terreau de tourbe). Dans l'idéal, le poids du végétal lui-même ne doit pas excéder le tiers de celui du pot rempli de son substrat, le rapport idéal étant même de un quart.
Astuce :Achetez systématiquement avec toute nouvelle plante un pot ou un cache-pot, afin de trouver le modèle dont les dimenssions correspondent bien au diamètre et à la hauteur de la motte de terre. En effet, il n'y a pas de mesures standard dans ce domaine. |
Style et harmonie
Les contenants entrent pour une part importante dans l'impression décorative produite par les plantes. Il y a des effets de mode certains et chaque année de nouvelles collections de pots et de cache-pots font leur apparition. Vous n'êtes pas obligé de jouer l'unité, même si elle vous garantit une parfaite harmonie. La subtile opposition du bois et de la poterie, le contraste du métal et du plastique peuvent générer des effets créatifs du meilleur effet. La règle d'or reste la discrétion et la sobriété. Hormis des plantes isolées et très architecturales dans leur silhouette (notamment les cactées), mieux vaut éviter les fantaisies, car on peut s'en lasser très vite.
La terre cuite
| C'est la poterie traditionnelle, dont l'aspect varie en fonction des « terroirs s, des modes de cuisson et de fabrication. Pour les plantes d'intérieur, inutile de rechercher une poterie épaisse non gélive, toujours plus onéreuse. Lavantage de ce matériau est sa porosité, qui permet de bien contrôler les besoins en arrosage, et son aspect esthétique, tout à fait indiqué dans les intérieurs rustiques ou de style. Les formes et les dimensions se déclinent quasiment à l'infini. Beaucoup de poteries étant tournées à la main, il convient de vérifier la présence éventuelle de défauts et surtout leur bonne stabilité. |
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Les bonnes dimensions
La plupart des plantes de la maison se plaisent dans des récipients assez étroits. Leurs racines s'ancrent solidement autour de la motte. Les plantes grasses, les palmiers apprécieront les pots assez profond, tandis que les pépéromias, les hypoestes, les saintpaulias, les fittonias et la plupart des petites plantes formant une touffe seront bien en coupe ou en terrine (plus large que haute).
En pratique, le hauteur du pot doit représenter entre le quart et le tiers de la hauteur totale (partie aérienne et racine) pour une plante de moins de 1m50 de hauteur et environ le cinquième pour une plante plus grande.
Dans le commerce, les pots sont classés selon leur diamètre. Ce dernier équivaut en moyenne aus deux tiers de la hauteur du contenant.
Un pot de 18 ou 20 cm de diamètre accueillera une plante de 80 cm à 1,20m de hauteur. Plus la plante est ample, plus le pot doit être large.
La résine synthétique
On désigne le plus souvent ce matériau sous le nom générique de « plastique ». Toutefois, ce terme à consonance péjorative ne peut pas s'appliquer à tous les modèles de contenants en résine. La plupart sont munis d'un système de réserve d'eau, ce qui présente des avantages certains en cas d'absences fréquentes. En revanche, il faut avoir la main légère pour ce qui concerne les arrosages. Les contenants en résine présentent des formes géométriques simples : cubes, cylindres ou parallélépipèdes. Les lignes sont sobres, souvent élégantes, tout à fait adaptées aux intérieurs modernes, Il existe d'excellentes copies de la poterie, notamment les modèles fabriqués selon le système 'rotomoulé'. Ils peuvent s'avérer très utiles dans 1es grandes dimensions, en raison de leur poids très léger. Côté prix, la résine est généralement moins chère que la terre cuite, mais souvent beaucoup moins durable.
Le bois
Très prisé jadis pour les grands bacs des plantes d'orangerie, le bois est un peu passé de mode pour les plantes d'intérieur. La plupart des modèles proposés sur le marché sont en teck. Ils présentent une ligne très épurée, plus agréable sur un balcon ou une terrasse. La plupart sont de grande taille. Le principal défaut du bois est sa sensibilité à l'humidité, même pour les résines réputées imputrescibles. Rares sont les modèles qui présentent des orifices d'évacuation de l'eau. Certains bacs en bois servent seulement de parement à un contenant en résine. C'est une solution pratique, qui fait oublier les inconvénients du bois. Ce matériau est surtout destiné aux décors rustiques ou aux intérieurs de style scandinave ou montagnard où le bois est roi.
Les céramiques et les laqués
Très à la mode aujourd'hui, les pots en céramique permettent toutes les fantaisies décoratives, en se parant de motifs hauts en couleur ou, pour les poteries laquées, de nuances en dégradés du plus bel effet. Attention, beaucoup de ces contenants sont proposés sans trous d'aération et se positionnent alors comme des cache-pots. Les céramiques sont limitées à des dimensions moyennes (rarement plus de 40 cm de diamètre) et leur prix grimpe très vite avec leur taille. Ce sont des contenants lourds, mais d'une grande valeur décorative. Mais, attention, la céramique s'ébrèche très facilement. Les poteries laquées ou vernissées se déclinent en une infinité de modèles, les plus recherchés étant travaillés individuellement à la main, ce qui leur procure une patine inimitable. Ces contenants peuvent être laissés à l'extérieur jusqu'à la fin de l'été, mais ils seront rentrés pour l'hiver.
Les bacs à réserve d'eau
On a tendance à désigner ce type de contenant sous le nom de la marque qui en a été l'inventeur, mais, depuis de nombreuses années, beaucoup d'autres fabricants sont apparus sur le marché, utilisant des techniques diverses, mais dont le principe fondamental est le même. Un bac étanche dispose d'une grille de séparation interne associée à une toile ou à des mèches qui plongent dans l'eau. Le tissu s'imbibe d'eau, qui remonte vers le terreau par capillarité. Le principe fonctionne tant que la terre n'est pas complètement saturée. C'est pourquoi il est impératif de ne pas utiliser la réserve en permanence Dans un bac à réserve d'eau alimenté en permanence, le terreau se trouvant au voisinage de la grille se transforme vite en une boue compacte. Les racines, attirées par l'humidité, plongent rapidement dans ce magma et ne tardent pas à s'asphyxier. Résultat, la plante ramollit, se tache ou même pourrit. Le principal avantage du bac à réserve d'eau est de permettre une absence de trois semaines sans aucun risque de dessèchement pour les plantes. Les arrosages sont moins fréquents, ce qui est un avantage certain pour les personnes pressées ou peu enclines à s'occuper régulièrement de leurs plantes. On trouve dans la gamme des bacs à réserve d'eau un très large choix de modèles, dont certains, très décoratifs, se parent de sérigraphies élégantes ou sont très joliment laqués. À l'inverse, il faut se méfier de certaines fabrications de piètre qualité, que l'on reconnaît le plus souvent à la faible épaisseur de leur paroi. Une fois remplis de terreau et sous la pression des racines, ces bacs ont souvent tendance à se déformer de façon inesthétique. La qualité du système de réserve d'eau lui-même est aussi très variable. Certains modèles se limitent à une simple soucoupe à remplir, l'eau étant absorbée par des trous situés à la base du bac. Autant dire que cette technique s'apparente au fait de laisser un pot standard tremper dans une soucoupe pleine d'eau, ce qui, pour beaucoup de plantes, signifie une mort rapide. Les bacs les plus élaborés disposent d'une large surface d'humidification, ce qui permet de répartir l'eau de façon homogène. On reproche en effet aux systèmes à mèche simple d'alimenter seulement une fraction du terreau. Il est également important d'opter pour un bac muni d'un témoin bien visible de remplissage de la réserve. Sans cette précieuse indication de niveau, il n'est pas possible de surveiller la consommation des plantes et de savoir à quel moment intervenir pour le remplissage. Sachez enfin que toutes les plantes n'acceptent pas d'être cultivées dans un bac à réserve d'eau, cactus et orchidées entre autres. |