Les ennemis et les ravageurs

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Les cochenilles

Cochenilles noires de l'olivier
sur un Laurier-rose

Cochenilles à bouclier
sur un Phoenix conariensis

Lutte contre les Cochenilles
trempage de la plante

Les cochenilles
Ces insectes primitifs assez proches des pucerons (ce sont des homoptères) se déclinent en de très nombreuses espèces d'aspect fort différent. Les cochenilles sont une véritable plaie pour les plantes de la maison, car il est assez difficile de les combattre efficacement et elles se propagent très rapidement, comptant plusieurs générations par an. On distingue : les cochenilles à bouclier, les cochenilles farineuses et les cochenilles des racines.

Les cochenilles à bouclier se caractérisent par la protection d'une carapace cireuse sous laquelle l'insecte est bien abrité. Elles peuvent être divisées en trois groupes.
Les diaspines ou « poux collants » s'agglutinent en colonies immobiles sur les tiges et sous les feuilles. Elles sont protégées par un bouclier cireux indépendant de leur corps, qui ressemble un peu à une coquille de moule miniature (3 mm).
Les lécanines sont particulièrement virulentes sur les plantes d'intérieur et de serre. D'une longueur de 2 à 6 mm, elles ne disposent pas d'un véritable bouclier, mais sont couvertes d'une « peau » cireuse, épaisse et dure qui joue le même rôle, Leur forme est plutôt arrondie.
La cochenille australienne est très friande d'agrumes (Citrus) et de mimosas (Acacia). C'est une « cochenille géante » de 1 cm de long, au bouclier rouge-brun, souvent cannelé, qui pullule très rapidement.
Les cochenilles piquent les tissus de la plante et pompent la sève avec leur rostre.

Les cochenilles farineuses ou pseudococcines se caractérisent par leurs possibilités de déplacement, les cochenilles à bouclier étant immobiles. Couvertes d'une sorte de farine blanchâtre, elles mesurent de 3 à 7 mm de long et ressemblent à des cloportes miniatures. Elles sont très virulentes dans la maison, car leur développement optimal demande une température de 22 °C.

Les cochenilles des racines sont beaucoup plus petites, mais ressemblent aux cochenilles farineuses, avec leur feutrage blanchâtre et laineux. Elles se montrent particulièrement redoutables chez les plantes grasses et les cactées dont elles provoquent la crispation des tissus et la mort certaine.
Les cochenilles sécrètent un miellat collant très sucré et concentré, qui peut provoquer des brûlures de l'épiderme et sur lequel vient se développer la fumagine. En raison de leur prolifération, ces insectes provoquent des dégâts sévères : chute des feuilles, formation de crevasses sur les tiges, mort des rameaux, diminution très sensible de la croissance, aspect général déplorable, crispation générale de la végétation et mort.

Plantes sensibles : la grande majorité des végétaux cultivés dans nos intérieurs est susceptible d'être attaquée par des cochenilles. Toutefois, certaines plantes sont plus menacées : agrumes, Asparagus, Anthurium, bananier, broméliacées, cactées, cycadacées, Ficus, fougères, Montera palmiers, plantes grasses (succulentes), Philodendron, orchidées, etc.

Méthode de lutte : il convient dans un premier temps de décoller manuellement les cochenilles, car leur bouclier protecteur les met à l'abri des insecticides. Frottez les parties envahies avec un coton imbibé d'une solution d'alcool à 600 (1/3 d'alcool pour 2/3 d'eau). Une demi-heure après, il est plus facile de détacher les cochenilles avec une petite brosse ou une éponge. Une fois ce nettoyage effectué, appliquez un insecticide à base de pyréthrinoïdes de synthèse (surtout la Cyperméthrine et la Deltaméthrine). Les produits à base d'Imidaclopride que l'on trouve aussi sous forme d'aérosols donnent de bons résultats.
Sur les plantes de la maison, il faut en revanche éviter toute application de produit anticochenille classique à base d'huile de paraffine. Non seulement le produit risque de provoquer des dégâts sur le mobilier, mais il est très mal supporté par une grande majorité de plantes d'intérieur.
Contre les cochenilles des racines, il faut commencer par un dépotage de la plante avec lavage des racines à grande eau et changement total du substrat; ensuite, arrosez tous les 10 jours pendant 3 mois avec une solution contenant un insecticide dilué à la moitié de la concentration conseillée.
Certaines coccinelles (Novius, Chilocorus, Cryptolaemus) se nourrissent de cochenilles, de même que des microhyménoptères, parfois proposés dans le cadre de programmes spécifiques de lutte biologique (par exemple le Panonychus pour la cochenille noire de l'olivier, le Prospatella pour le pou de San José), mais ces solutions appréciées des professionnels ne sont pas adaptées aux soins des plantes de la maison.

Conseil : effectuez une taille sévère des plantes attaquées en éliminant les parties recouvertes de cochenilles. Traitez ensuite pour éviter une nouvelle infestation et stimulez la croissance de la plante par des apports réguliers d'engrais faiblement dosé.

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