Matériaux de base et synthétiques

Recettes à faire soi-même
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On utilise des éléments d'origine très variée pour constituer les terreaux et les substrats dans lesquels on cultive les plantes de la maison. Chacun apporte des qualités bien particulières, qui, combinées avec celles des autres composants, créent un milieu favorable à la croissance.
Astuce : Pour être certain d'acheter un terreau de bonne qualité, vérifiez la composition, qui doit obligatoirement figurer au dos du sac. Le mélange doit comporter au moins trois matières premières différentes : l'une assurant une bonne structure, l'autre la rétention en eau et la troisième l'aération. Il est préférable aussi que la proportion de tourbe ne dépasse pas les 50%, sinon il y a de fortes chances pour que le terreau soit assez pauvre. Vérifiez aussi la présence du logo losangique indiquant: « production certifiée conforme à la charte des professionnels ». Une assurance de qualité.
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Terre du jardin: Bien travaillée, régulièrement amendée et fertilisée, la terre de votre propre jardin constitue, en raison de sa richesse, un élément de choix pour la culture des plantes de la maison. Prélevez-la de préférence en surface, plutôt dans le potager, sur une parcelle non cultivée et qui aura été soigneusement désherbée manuellement au préalable. N'utilisez pas de terre ayant reçu un traitement herbicide (même non rémanent), les risques étant importants pour les plantes en pots. Un pH plutôt acide étant préféré par la quasi-totalité des plantes, évitez d'employer des terres calcaires ou qui ont été récemment chaulées. Retirez les cailloux et les racines de mauvaises herbes. Vérifiez bien l'absence totale de vers (lombrics, noctuelles, taupins, hannetons). La terre de jardin s'utilise dans une proportion de 25 à 50% selon les plantes. On l'emploie surtout pour les plantes à grand développement qui nécessitent une assise solide et un sol très nutritif.
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Sable fin: On utilise principalement du sable de rivière, une roche sédimentaire souple, formée principalement de grains de quartz dont le diamètre maximal est de 2 mm pour le sable fin et de 5 mm pour le sable grossier. Le sable de carrière (ou sable à lapin) est formé de limons souvent alcalins, dont les particules ultra-fines s'agglutinent facilement entre elles. Il est déconseillé pour la culture des plantes d'intérieur. Le sable de quartz ne se tassant pas, il joue essentiellement un rôle drainant (écoulement de l'eau et aération). La proportion de sable dans un substrat peut atteindre 50% pour les terreaux destinés aux semis, aux boutures et aux cactées. Totalement inerte, le sable n'apporte aucun élément minéral bénéfique à la plante. Le sable de quartz en sac est le plus souvent proposé au rayon aquariophilie.
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Tourbe blonde: C'est le matériau préféré des horticulteurs professionnels, car la tourbe blonde joue le rôle d'éponge naturelle, retenant jusqu'à trois cents fois son volume d'eau, mais aussi de bon aérateur des substrats en raison de son incapacité à se décomposer. De réaction très acide (pH 4 ou 5), la tourbe blonde permet de retarder l'effet chlorosant des arrosages à l'eau de ville très calcaire. Formée à partir de mousses (sphaignes) ou de sortes de joncs, les laîches (Carex), la tourbe blonde présente l'inconvénient de se réhumidifier très difficilement quand elle est bien sèche (l'eau ruisselle dessus). En revanche, elle est totalement indemne de germes de maladies. La tourbe blonde est bien tolérée par toutes les plantes. On la rencontre dans pratiquement tous les terreaux du commerce, car c'est un matériau encore bon marché, facile à stocker, à mélanger et surtout totalement inerte. On peut s'interroger sur l'avenir de la tourbe pour la culture, les sites exploitables se raréfiant et l'extraction de la tourbe engendrant des problèmes écologiques importants dans certaines régions du nord de l'Europe (destruction de l'écosystème et d'une végétation unique).La tourbe blonde s'utilise dans une proportion de 25 à 35 % dans les différents substrats. Sa présence peut atteindre 50 % pour les terreaux de semis et de bouturage |
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Tourbe noire: Si la tourbe blonde est la formation la plus récente (de 300 à 1500 ans selon les sites d'exploitation) que l'on extrait dans les couches superficielles, plus la strate est profonde, donc âgée, et plus la couleur de la tourbe fonce. La tourbe brune est un matériau âgé de 1000 à 5 000 ans qui, le plus souvent, a été produit dans un milieu anaérobie (sans oxygène). Encore légèrement fibreuse, elle est très spongieuse, riche en matière organique et joue un rôle très efficace pour la rétention en eau (jusqu'à 500 fois son volume). Encore plus ancienne (jusqu'à 30000 ans), la tourbe noire se présente sous la forme d'un matériau léger, fin, humide qui est souvent commercialisé sous l'appellation « terreau » après broyage, et mélange avec un peu de tourbe blonde. Le produit est assez compact et forme des mottes. Il a tendance à se gorger d'eau et à libérer difficilement le liquide au profit des plantes, d'où des risques évidents d'asphyxie des racines. Ces terreaux de tourbe, qui portent souvent la banale appellation de « terreau horticole », donnent d'assez mauvais résultats pour la culture d'amateur des plantes de la maison. Il ne faudrait pas dépasser une proportion de un quart de tourbe brune ou noire dans tout type de substrat. Une fertilisation est indispensable, car le matériau est très pauvre. |
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Tourbe fibreuse: C'est une présentation particulière de la tourbe blonde, qui, au lieu d'être broyée finement, puis compactée comme c'est le cas le plus fréquent, est juste concassée en grosses mottes qui conservent bien la structure fibreuse du matériau. Il s'agit uniquement de tourbe de sphaignes, en général très jeunes, dont la structure est encore plus aérée. Il est d'ailleurs fréquent que l'on retrouve des fragments végétaux encore intacts. La tourbe fibreuse n'est pas très répandue sur le marché des jardiniers amateurs. On la trouve le plus souvent dans certains substrats pour orchidées assez bas de gamme, où elle est même parfois utilisée quasiment pure. Son rôle est surtout d'éviter le compactage des terreaux. On l'emploie dans les mélanges destinés aux broméliacées, aux fougères et pour les orchidées terrestres (Cymbidium). |
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Terre de bruyère: Résultant de la décomposition des racines et des tiges des vieilles bruyères dans les landes et les sous-bois, la véritable terre de bruyère est une sorte de terreau fibreux comportant une forte proportion de sable. On l'apprécie surtout pour son bon équilibre physique et son pH très acide (5,5) qui en font le substrat de prédilection pour la culture des plantes calcifuges. Milieu très pauvre en sels minéraux, la terre de bruyère ne s'utilise pure que pour les azalées. Elle entre toutefois dans la composition de nombreux mélanges, notamment pour les fougères, les bégonias, les gardénias, les fleurs à bulbes, etc.
Les sites d'exploitation naturelle étant de plus en plus restreints, la terre de bruyère véritable est souvent remplacée par un mélange de sable et de tourbe blonde, vendu sous l'appellation « terre dite de bruyère ». En pratique, ce produit s'avère souvent trop finement tamisé, d'où des risques de compactage néfastes pour les racines. Un mélange avec du mulch d'écorces de pin ou de la fibre de coco permettra de bien se rapprocher de la terre de bruyère « sauvage ». |
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Compost ménager: C'est une sorte de terre grasse et bien noire, obtenue par la décomposition, durant six à douze mois, de tous les déchets organiques d'origine végétale que produisent la maison et le jardin. Les tontes de gazon, les feuilles mortes, les branchages broyés, les épluchures de légumes, les vieux chiffons déchiquetés, les fruits abîmés, les coquilles d'ceufs, le marc de café ou de thé, la cendre de bois sont autant d'éléments qui peuvent composer ce produit hétéroclite, mais riche en matière organique et en éléments fertilisants. Le compost ménager doit être tamisé avant d'être utilisé. Sa texture assez grasse ne permet pas de l'employer pur pour la culture en pot, mais il peut remplacer la terre de jardin ou le terreau de feuilles dans les différents mélanges. |
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Les écorces: L'utilisation d'écorces de pin pour la composition des substrats date de moins de vingt ans. Auparavant, ce résidu des scieries était tout simplement brûlé. Aujourd'hui, l'écorce est en passe de détrôner doucement la tourbe, car c'est un matériau aisément renouvelable, prélevé sur des arbres faisant partie de cultures planifiées. Son utilisation ne crée donc aucun impact négatif sur l'environnement, puisque les forêts spontanées ne sont pas concernées. Les écorces de pin broyées, puis compostées entrent dans la fabrication de nombreux terreaux. Elles donnent un produit souple, bien aéré, léger, mais qui retient assez mal l'eau et présente une forte acidité (pH 4 ou 5). Un terreau uniquement composé d'écorce à différents stades de décomposition est un produit bas de gamme qu'il faut enrichir avec de la terre de jardin ou du compost ménager pour qu'il donne satisfaction. Un simple mélange de tourbe et d'écorce n'est pas non plus très satisfaisant, car il est pauvre et manque d'assise. Les écorces non compostées, de petit calibre (10 à 15 mm), constituent la base des substrats pour les orchidées et les broméliacées épiphytes. Il faut choisir une qualité sans liber (couche inférieure du bois) pour éviter la décomposition des parties fibreuses, qui pourrait entraîner le développement de diverses pourritures. Les écorces d'arbres feuillus ne sont pas utilisées dans les substrats en raison de leur forte teneur en tanins, qui joue un rôle inhibiteur sur la croissance des plantes. |
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Le fumier: Souvent considéré (à tort) comme la panacée du jardinier, ce mélange de matières fécales animales avec diverses litières organiques (paille ou tourbe principalement) ne s'utilise qu'après un long compostage (au moins 6 mois, au mieux de 8 à 12 mois). Une fois complètement décomposé, on obtient un produit assez lourd, gras, bien noir que l'on appelait jadis : terreau de fumier, mais que l'on préfère désigner aujourd'hui comme: compost de fumier. La qualité intrinsèque varie beaucoup selon l'origine animale, les fumiers de chevaux et de bovins étant plutôt meilleurs, avec une bonne richesse en matières fertilisantes et une texture fibreuse intéressante. Les fumiers de moutons et de lapins sont plus secs et plus pauvres. La fiente de volaille est peu utilisée. La technique de compostage est importante. La récupération du purin, que l'on ajoute régulièrement sur le tas, car il est riche en azote, améliore l'activité microbienne, de même qu'un retournement régulier. Le fumier peut être mélangé au compost ménager dans une proportion de 30 à 50%. Il est important de connaître l'origine du fumier que vous utilisez afin d'être certain que les pailles ne contenaient pas d'herbicides. Certains produits ont une rémanence si longue qu'il pourraient subsister à l'état de traces dans les substrats. Dans la même optique, méfiez-vous de tous les produits animaux (sang, os, cuir, fientes, plumes, etc.) dont l'origine vous est inconnue. Il est parfaitement possible de les composter, mais on y retrouve souvent des substances suspectes qui peuvent s'avérer nuisibles pour vos plantes, pour l'environnement ou pour votre propre santé. On trouve dans le commerce des composts de fumiers (souvent proposés sous le qualificatif de « fertilisants »). La plupart sont enrichis d'algues qui ont elles-mêmes été compostées et dont l'avantage est l'apport d'oligo-éléments et d'hormones utiles.Pour les plantes de la maison, les fumiers seront surtout utilisés pour enrichir, dans une proportion de 10 à 20 %, les substrats des plantes à croissance rapide ou forte |
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Coques de cacao: L'enveloppe cellulosique qui recouvre la fève de cacao est depuis quelques années récupérée, nettoyée, séchée et mise en sacs pour une utilisation horticole (souvent sous le nom de mulcao). Sa destination première est surtout le paillage, comme substitut des écorces de pin. Toutefois, on peut aussi l'intégrer dans les substrats pour les plantes en pots. Bien que très fine, la coque de cacao ne se décompose pas très vite, ce qui lui permet de jouer un rôle allégeant dans un terreau ou en mélange avec de la terre de jardin. Il suffit de l'émietter un peu entre les doigts et de l'incorporer de façon homogène, dans une proportion de 10% en moyenne. On appréciera aussi la coque de cacao dans les substrats destinés aux bacs à réserve d'eau, pour remplacer de façon plus économique les billes d'argile expansée. Dans ce cas, on l'utilise entière. |
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Fibres de coco: L'enveloppe fibreuse qui recouvre la noix de coco s'avère intéressante. Broyée ou hachée, la matière conserve sa texture et va servir à aérer les tourbes brunes, les composts ménagers ou les terres de jardin un peu lourdes. Il est également possible de l'incorporer dans les substrats pour fougères, broméliacées et orchidées terrestres, dans une proportion de 10 à 20 %. Finement pulvérisée, séchée, puis compactée sous forme de brique à réhydrater, la fibre de coco est proposée comme un succédané de la tourbe, avec un pouvoir de rétention en eau tout à fait comparable. Certains fabricants lui donnent même le nom de « terreau », mais c'est se montrer un peu optimiste sur les vertus de ce matériau qui ne doit pas être utilisé seul. |
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Le sphagnum: Cette mousse de structure spongieuse et fibreuse était jadis fort répandue dans les zones marécageuses de nos régions. Elle est même le constituant principal des tourbières d'Allemagne du Nord et d'Irlande. Considéré comme la providence des orchidophiles, le sphagnum a été surexploité au point de quasiment disparaître. Devenu denrée rare et chère, il a été abandonné au profit de la mousse de polyuréthanne qui retient bien l'eau, mais ne la restitue pas aux plantes cultivées de façon aussi régulière. Depuis peu, on trouve de nouveau du sphagnum, en provenance du Chili. |
Les synthétiques
| Astuce: Pour éviter tout problème de pourriture avec les boutures et les semis, utilisez des matériaux synthétiques. Ils offrent l'avantage d'être parfaitement inertes et surtout de ne pas présenter une structure favorable au développement des champignons de la fonte des semis (Botrytis, Pythium). La perlite et la vermiculite donnent de très bons résultats. Elles peuvent être utilisées pures ou mélangées. Vous pouvez aussi les associer à du sable de rivière ou à de la pouzzolane pour augmenter l'effet drainant. |
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La perlite: Cette silice expansée se présente sous forme de petites perles blanches ou grises, très légères (de 60 à 100 g/1). En raison de son faible poids, la perlite est de plus en plus utilisée pour remplacer le sable dans les terreaux du commerce. Le produit est en effet plus facile à manipuler et à stocker, et il coûte moins cher à transporter. La perlite joue essentiellement un rôle d'aération dans le substrat. On peut l'utiliser pure ou en mélange avec du sable ou de la vermiculite pour les semis et les boutures. Dans les terreaux contenant de la terre de jardin ou de la tourbe noire assez compacte, incorporez de 10 à 20 % de perlite et vous obtiendrez d'excellents résultats. |
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La pouzzolane: C'est une roche volcanique siliceuse à structure alvéolaire que l'on broie en particules de 2 à 5 mm de diamètre, aux contours très irréguliers. La pouzzolane se caractérise par des propriétés hygroscopiques fortes (elle retient l'eau). On l'utilise pour aérer les substrats, comme succédané des cailloux que l'on trouve naturellement dans une terre de jardin. Incompressible, elle limite le tassement du substrat. Dans sa granulométrie la plus forte, on l'incorpore aux terreaux des bacs à réserve d'eau, où son aspect rugueux crée une aération plus efficace que les traditionnelles billes d'argile expansée bien rondes, sur lesquelles la terre humide a tendance à adhérer rapidement. La pouzzolane peut également être utilisée pour constituer un lit de drainage au fond des pots. Enfin, on l'emploie aussi pour tapisser les soucoupes ou les plateaux sur lesquels on pose les pots après avoir bien imbibé la pouzzolane d'eau. Les plantes bénéficient ainsi d'une ambiance humide, sans risquer l'asphyxie des racines. |
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Le vermiculite: Fabriquée à partir d'argile que l'on chauffe à très haute température, la vermiculite ressemble à des petits copeaux de liège ou de bois. Elle est formée de minéraux qui s'agglutinent les uns aux autres sous forme de lamelles. Très légère, la vermiculite pèse environ 100 g/l. C'est un matériau totalement inerte, qui n'a aucune interaction avec la plante. On l'utilise souvent pour les semis ou les boutures à la place du sable, les jeunes racines se formant bien dans ce milieu léger et aéré. Dans les substrats, c'est un excellent élément d'aération et de drainage, car la vermiculite ne retient pas l'eau. |
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Billes d'argile: Obtenu par cuisson, ce matériau se présente sous la forme de billes de texture alvéolaire, dont le calibre varie de 0,5 à 3 cm de diamètre environ. Dotées d'une très faible capacité de rétention en eau, les billes d'argile sont surtout utilisées pour le drainage ou incorporées dans les terreaux pour les bacs à réserve d'eau. Dans ce dernier cas, il est préférable de les casser pour qu'elles prennent une forme irrégulière, au pouvoir d'aération plus efficace. |
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L'agrosil: Produit de synthèse fabriqué à base de silice, il contient aussi de l'azote et de l'acide phosphorique, ce qui lui permet de jouer un rôle stimulant sur le développement racinaire. L'agrosil augmente la capacité de rétention en eau des terreaux. II se comporte aussi comme un régulateur de la fertilisation, fixant les excédents de sels minéraux, ce qui évite les brûlures des racines. On l'incorpore directement au substrat. |
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La laine de roche Ce matériau fibreux, proche de la laine de verre, mais compacté, se présente sous forme de petits cubes que l'on incorpore dans certains substrats. La bonne rétention en eau du matériau, ainsi que son aspect solide permettent un bon équilibre entre l'humidité et le drainage. Notez qu'il est possible de cultiver des plantes uniquement dans de la laine de roche, en apportant une fertilisation goutte à goutte.
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La dolomie Cette roche sédimentaire est constituée par du carbonate de calcium et de magnésium mêlé à de la calcite. On l'utilise après broyage pour réduire l'acidité des substrats riches en tourbe ou pour apporter une alcalinité volontaire. Par exemple, on ajoute toujours un peu de dolomie dans les substrats des sabots-de-Vénus (Paphiopedilum) qui sont parmi les rares orchidées à préférer un milieu non acide.
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Le charbon de bois Connu pour ses vertus antiseptiques, on en incorpore souvent un petit morceau dans l'eau où s'enracine les boutures. Sa seule présence empêche le liquide de croupir. La poudre de charbon de bois peut être mélangée aux substrats des plantes à racines charnues (orchidées et cactées surtout) afin d'éviter les risques de pourriture..
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Le drainage
| Dans le jardin, l'eau de pluie ou de l'arrosage pénètre dans le sol, puis elle est partiellement absorbée par les racines. Une fraction du surplus est stockée par le sol, le reste s'infiltre en profondeur. Dans un pot, le même phénomène se produit, mais si l'excès d'eau ne peut pas être évacué par l'orifice situé sous le pot, on court à la catastrophe. En effet, les racines, attirées par l'humidité permanente, vont s'enfoncer et finir par plonger dans l'eau stagnante, où elles s'asphyxieront. Profitant du milieu confiné, humide et compact, des bactéries et des champignons vont attaquer les racines affaiblies et c'est la pourriture assurée. À ce stade, la plante a peu de chance de survie. Vous devez donc prévoir l'évacuation de l'eau en installant une couche drainante au fond du pot. Constituée de 3 à 5 cm de billes d'argile ou de gravillons, elle va empêcher les racines de former un bouchon risquant d'obstruer l'orifice du pot. Le drainage isolera le terreau de l'eau pouvant stagner dans la soucoupe, ce qui l'empêchera de remonter vers la plante par capillarité |
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