Faut-il parler aux plantes et leur passer de la musique douce?
Les études scientifiques menées sur ce sujet n'ont guère donné de résultats significatifs, mois on s'est rendu compte, avec l'expérience, que ces marques d'attention entraînaient une croissance plus régulière des végétaux. Dans les serres de production de roses par exemple, les professionnels passent de le musique en permanence. Les plantes semblent mal supporter une musique violente » d'un très fort niveau sonore. Le fait de leur parler n'est-il pas un moyen d'être plus attentif à leur égard et de mieux les soigner?
Les plantes sont-elles sensibles à lafumée de cigarette dans une pièce?
Les plantes manifestent une sensibilité variable aux diverses pollutions atmosphériques, la fumée de cigarette notamment. Certaines se révèlent robustes et tolérantes, comme les cissus, sansevière, scheffléra, aspidistra, asparagus, clivia, impatiens, etc. D'autres jaunissent ou dépérissent dons une pièce régulièrement enfumée, en particulier les feuillages panachés, velus et translucides. Si vous êtes fumeur, évitez fougères, orchidées, saint-poulie, cyclamen, fittonia, maranta, caladium, etc. Aérez quotidiennement et ne renoncez surtout pas aux plantes, qui contribuent à assainir l'atmosphère de nos intérieurs, augmentant l'humidité de l'air et filtrant certaines substances toxiques.
Est-il vrai que le dieffenbachia est une plante toxique?
Tout à fait. Veillez à placer cette grande plante au feuillage magnifiquement panaché hors de portée des enfants et animaux domestiques, car elle est assez toxique, la sève laiteuse des tiges surtout. La simple ingestion d'un fragment de feuille peut déclencher des réactions digestives ou respiratoires assez fortes, du fait de la présence dans les tissus d'oxalates et d'autres substances non tolérées par notre organisme. Portez des gants pour la rempoter ou la bouturer, car la sève peut provoquer par contact des irritations de la peau et des muqueuses chez les personnes les plus sensibles aux affections cutanées.
Faut-il nourrir les plantes carnivores avec des morceaux de viande?
Absolument pas. Les plantes dites carnivores trouvent un complément nutritif dans l'absorption de petits insectes au d'icariens, voire, à l'extrême, de batraciens pour les plus grands népenthes. À la maison, où les proies sont rares, apportez un engrais liquide très dilué (1/10 de la dose habituelle) une fois par mois en période de croissance.
Quelle différence existe-t-il entre cactées et plantes grasses?
Les cactées sont caractérisées par leurs tiges compactes, cylindriques et côtelées, le plus souvent sans feuilles, ainsi que pour la présence d'aiguillons portés par des aréoles, sortes de coussinets. Les plantes grasses (on devrait dire « succulentes ») rassemblent tous les végétaux qui possèdent des arguties de réserve d'eau ou de suc, tiges ou feuilles, charnus, renflés. Les cactées en font donc partie avec d'autres plantes comme les crassulo, kalanchoé, euphorbe, etc.
Pourquoi certaines plantes ressemblent-elles à des cailloux?
Les genres Lithops, Pleiospilos, Fenestraria, etc. sont formés de plantes grosses, caractérisées par des paires de feuilles très charnues qui émergent directement du sol. Elles prennent l'aspect de cailloux par leur forme et leurs teintes. La fleur, jaune, blanche ou orangée, qui apparaît en automne est issue de la fissure centrale entre les feuilles jumelées. Ces étonnants sujets de collection se cultivent dans du terreau pour cactées, en pleine lumière, avec des arrosages très réduits.
Peut-on considérer les orchidées comme des plantes parasites?
Pas du tout. Une plante parasite puise les éléments nutritifs nécessaires à sa croissance dans les tissus de la plante-hôte. Les orchidées tropicales, cultivées chez nous en intérieur, sont pour la plupart des plantes épiphytes, c'est-à-dire qu'elles se développent sur une autre plante, le plus souvent des arbres, qui leur servent uniquement de support, et non de source de nourriture. Les orchidées épiphytes possèdent des racines charnues, aptes à absorber la vapeur d'eau présente dans l'air, ainsi que l'eau et les éléments nutritifs dans les creux de l'écorce. Cela explique leurs besoins particuliers en matière de substrat.