Que sont les petites billes marron que l'on voit parfois à la surface ou au fond des pots des plantes nouvellement achetées?
Il s'agit de billes d'argile expansée, matériau inerte et poreux, qui existe en différents calibres. Utilisées à la surface du pot, les billes masquent le terreau et les sels minéraux qui forment peu à peu des dépôts blanchôtres à la surface. L'intérêt est essentiellement esthétique. Au fond du pot, les billes d'argile servent de couche de drainage, qui facilite l'élimination de l'eau d'arrosage en excès. En hydroculture, elles constituent le matériau d'ancrage des racines, qui poussent dans la solution nutritive. Vous pouvez également utiliser des billes d'argile pour entretenir une ambiance humide autour des plantes. Posez les pots sur un plateau creux garni de billes d'argile qui trempent en permanence dons un peu d'eau.
Pourquoi y a-t-il des petites billes blanches dans le pot de ma plante?
Il s'agit certainement de polystyrène expansé, utilisé pour alléger les mélanges de culture (notamment dans les substrats pour orchidées) et augmenter leur porosité. Ce n'est donc pas le symptôme inquiétant d'une quelconque maladie! Il peut s'agir aussi de granulés rétenteurs d'eau, qui augmentent la capacité du mélange à conserver l'eau, et permettent donc d'espacer les arrosages.
Enfin, de petites billes plutôt jaunâtres sont des granulés d'engrais à diffusion lente, qui enrichissent de nombreux terreaux du commerce.
Leur enveloppe ne se délite pas et il faut l'éliminer après six mois environ (quand elle est vide).
Pourquoi appelle-t-on le terreau un support de culture?
C'est la dénomination officielle pour tous les terreaux et les divers substrats, qui servent à la fois de support physique aux racines des plantes cultivées et de support « alimentaire », apportant aux plantes l'eau et des éléments nutritifs nécessaires à leur croissance. Le terme de support de culture concerne non seulement les terreaux (mélanges à base de tourbe, d'écorces compostées ou de terre) mais aussi tous les matériaux modernes qui permettent l'ancrage des racines, comme les billes d'argile expansée, la laine de roche, la vermiculite, la perlite, la pouzzolane, les fibres, etc.
Existe-t-il des différences notablesde qualité entre les terreaux?
Oui, bien sûr, de même que des variations de prix assez conséquentes. Les terreaux dits « bas de gamme », donc bon marché sont assez grossiers, constitués de tourbe et d'écorces compostées, parfois de résidus de broyage de plantes. Ils sèchent rapidement et sont difficiles à réhydrater, ils se compactent et les plantes n'y trouvent pas assez d'éléments nutritifs. Optez pour des terreaux bien équilibrés, présentant une composition variée, à base de tourbe, d'écorces, de perlite, de vermiculite (pour le drainage), de terre, de fumier composté, le tout enrichi en engrais. Préférez les terreaux de rempotage pour plantes d'intérieur aux terreaux « universel » et « horticole », de qualité généralement inférieure. Ne confondez pas le « terreau », qui est support de culture, avec le « compost », issu de la décomposition de matières organiques, qui ne doit pas être utilisé pur, mais comme un amendement du sol et un fertilisant.
Dans quel type de terreau rempoter ma plante?
Choisissez d'abord un terreau qui porte le label de la charte de qualité créée par la profession. Un produit de qualité ne doit pas présenter de débris grossiers. Il est composé d'au moins trois matières premières différentes et a une texture souple. Certains types de plantes demandent un mélange de culture de composition spécifique. les cactées et les plantes grasses ont besoin d'un terreau très drainant, enrichi en sable grossier. Vous trouverez dans le commerce des mélanges spécifiques, également pour les orchidées, qui se plaisent dans un support fibreux et drainant, ou encore pour les plantes acidophiles comme l'azalée, le gardénia et beaucoup de fougères, qui ne supportent pas la présence de calcaire dans le terreau. La terre de bruyère convient aussi.
A quelle époque faut-il rempoter?
Le début du printemps, période de démarrage de la croissance, est le meilleur moment pour le rempotage. Les plantes reprendront vite leur développement après un arrêt dû au « stress » du rempotage et de nouvelles racines coloniseront le terreau frais. La reprise est plus lente en été ou automne, mais les plantes vertes à la croissance rapide, chlorophytum, misère, asparagus, supportent d'être rempotées en toute saison. Il est bon également de rempoter les plantes venant juste d'être achetées (sauf si elles sont en fleurs).l'asparagus peut être rempoté toute l'année.
Est-il possible de rempoter une plante en pleine floraison?
Non, car le rempotage aurait à coup sûr un effet désastreux sur la floraison, entraînant la chute de la plupart des fleurs et des boutons floraux. La plante qui vient d'être rempotée demande plusieurs semaines pour s'adapter à son nouveau pot et à la composition du terreau. La période d'épanouissement n'est pas favorable pour cette reprise un peu délicate. Attendez la fin de la floraison pour rempoter les plantes fleuries. À ce moment, elles observent généralement une période plus ou moins marquée de repos végétatif et peuvent alors être rempotées sans risque. Évitez aussi de rempoter une plante juste avant la floraison, car les boutons floraux pourraient tomber. Si la plante est à l'étroit dans son pot, compensez pendant la floraison par des arrosages fréquents avec une solution nutritive.
Faut-il changer chaque année la terre de la plante en pot?
Pas nécessairement. S'il est préférable de rempoter chaque printemps les jeunes sujets en pleine croissance, dans du terreau frais, un rempotage tous les 2 ou 3 ans suffit, quand les plantes ont atteint une certaine maturité et montrent une croissance ralentie. Il vous faudra en revanche rempoter jusqu'à 2 ou 3 fois dans l'année de toutes jeunes plantes, issues de boutures par exemple, qui colonisent rapidement leur pot. Si la plante ne semble pas se trouver à l'étroit dons son pot, examinez la surface du terreau. S'il se rétracte sur les bords, s'il blanchit en surface, envisagez un rempotage pour renouveler les réserves nutritives.
J'ai un très grand philo qui n'a pas été rempoté depuis des années. Comment faire pour changer sa terre?
La solution idéale consiste à vous faire aider par une ou deux personnes, pour extraire le philo de son pot et changer le mélange terreux. Attention, la manipulation est délicate et vous risquez de casser des branches. Le plus souvent, vous vous limiterez à un surfaçage, une ou deux fois par an. Il s'agit de gratter la couche superficielle de terreau appauvri, en veillant à ne pas blesser les racines, et de la remplacer par du terreau frais, assez riche.
Faut-il tailler les racines des plantes que l'on rempote?
C'est inutile, sauf si elles dépassent nettement par les trous de drainage et sont difficiles à reloger dans le nouveau pot. Dans le cas d'une plante déjà âgée, rempotée dans le même pot, vous pouvez raccourcir les racines. Si vous observez des racines tachées, molles ou sèches, c'est qu'elles sont pourries ou mortes. Coupez-les jusqu'aux parties saines. On taille les racines des bonsaïs pour conserver un bon équilibre avec la partie aérienne. Il faut aussi éliminer ou desserrer les chignons qui se forment à Io périphérie de la motte.
Qu'est-ce que l'hydroculture?
Appelée aussi culture hydroponique, c'est une technique qui permet de remplacer le substrat de culture traditionnel par une solution nutritive (eau engrais). Les racines s'ancrent dans un matériau inerte, le plus souvent des billes d'argile expansée. Les pots utilisés sont bien sûr étanches, équipés d'un indicateur de niveau d'eau. Tout récipient étanche peut également convenir. Ce mode de culture convient aux plantes qui présentent des besoins constants en matière d'arrosage, et moins à celles qui demandent des périodes de repos marquées, avec des arrosages réduits, même si l'on réussit très bien les cactées, les plantes grasses et de nombreuses plantes fleuries. Schefflera, pathos, chlorophytum, ficus se plaisent en hydroculture.
Dans quelle terre cultive-t-on les orchidées?
Les orchidées exotiques cultivées en intérieur sont, pour beaucoup, des plantes épiphytes, qui poussent dans la nature ancrées sur des branches d'arbres. Elles demandent de ce fait un mélange de culture spécial, léger et drainant, et se plaisent en pot ou dans des paniers de lattes de bois. Un substrat fibreux, à base d'écorce, de tourbe grossière, de billes de polystyrène expansé, de mousse de polyuréthanne, de sphagnum, de racines de fougères convient bien. Une importante couche de drainage au fond du pot est indispensable. Pour les orchidées terrestres comme les cymbidiums et de nombreux paphiopedilum, on peut ajouter 10 à 20% de terreau de feuilles dans le mélange d'origine.
Dans quelle terre doit-on cultiver les cactus et les plantes grasses?
Ces plantes appelées « succulentes » se sont adaptées dans leur habitat naturel à des milieux quasi désertiques où règnent sécheresse et forte luminosité, à l'exception des cactus épiphytes des forêts tropicales comme le cactus de Noël (Schlumbergera). Ce dernier demande un terreau fibreux, à base de tourbe et d'écorce compostée. Toutes les autres cactées et plantes grasses exigent un terreau très drainant, léger, où l'eau ne stagne pas, cor elles sont très sensibles à la pourriture des racines. Vous trouverez dans le commerce des mélanges spéciaux à base de tourbe, sable et pouzzolane. Vous pouvez aussi préparer un mélange composé de 2/3 de terreau de rempotage ordinaire et 1/3 de sable grossier ou de perlite.
Comment dépoter un cactus sans se piquer?
Enfilez d'épais gants de jardinage pour saisir le cactus, sans le serrer. Vous pouvez aussi préparer un petit manchon de papier journal replié sur plusieurs épaisseurs ou en carton ondulé pour saisir la plante sans vous piquer. Autre solution, une pince à cornichons! Tenez le pot au creux de la main et retournez-le pour extraire la motte. Si elle ne vient pas, introduisez un crayon dans le trou de drainage pour pousser le terreau vers le haut.